Historique des piloris de Justice de Frappe-cul
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Historique des piloris de Justice de Frappe-cul

D'où vient Frappe-Cul ?

Que ce soit Trappe-cul, Strappe-cul ou encore Frappeuil comme reprit sur certaines cartes postales anciennes, tout semble découlé de la même origine.

Contrairement à une légende, il ne s'agissait probablement pas de supplice (= peine grave infligée par la justice) mais bien de coup de bâtons appliqués sur la croupe des chevaux pour les faire remonter une côte ardue (Voir photo). Ils portaient de lourdes charges.

En effet, le quartier fournissait le minerais de fer des industries de la vallée du Burnot.

A partir du nom de Frappe-Cul, les imaginations, toujours elles, ont attribué à des pierres des fonctions supposées, soit d'utilisation comme lieu de supplice, soit d'ésotérisme (= obscur) allant jusqu'à un culte phallique (=soumission).



Histoire des Piloris
Frappe-cul, hameau de Lustin, au lieu dit Tantachaux, se dressent deux exemplaires remarquables de piloris de justice seigneuriale ancienne.

Ils se présentent sous forme de monolithes. Le premier, haut de près de 2 mètres, de ligne triangulaire, montre sur sa face antérieur, un anneau utilisé pour ligoter les voleurs condamné à la bastonnade.

Piloris de justice
Derrière un crochet devait servir d'attache au carcan, qui passé au cou du condamné permettait de l'exposer aux risées du peuple. Cette peine devait être réservée aux femmes de mœurs légères et aux voleurs de petite envergure. L'autre bloc de pierre, distant d'environ 10 mètres du premier, avait un caractère de justice plus terrible. De forme cubique haut de 60 A 70 centimètres, son sommet est garni d'un pal de 25 centimètres, sur lequel on asseyait de force, le condamné à cette peine. La peine était-elle mortelle ? On pourrait le supposer vu la grandeur du pieu, et le voleur de grand-chemin, ou le criminel qui supportait le supplice, devait certainement y demeurer jusqu'à ce que mort s'ensuive. L'endroit avait été judicieusement choisi par les justiciers. Le cirque naturel qui entoure ce lieu de justice, donnait aux spectateurs, une vue parfaite des opérations et du déroulement de la peine. Très probablement, un gibet complétait l'appareil de Justice, mais fait de bois, il n'a pas résisté, comme la pierre, aux intempéries du temps.

Un Lustinois démentit

Selon M Baudson, ces pierres n'ont pas de valeur


Grâce au récit net et précis de M Albert Baudson (1915-1995), natif de Frappe-Cul, les choses prennent un sens tout différent. "Les fameuses pierres proviennent d'une très ancienne carrière située au début du bois longeant la montée Fonds Delvaux. Je me rappelle bien cet amoncellement de pierres abandonnées que j'escaladait pour rejoindre un sentier !" nous confie-t-il.

Le père d'Albert, Luc Baudson qui, en 1902, avait bâti lui-même sa maison, aujourd'hui disparue, juste à hauteur de l'embranchement de la "Corniche", avait assisté à la mise en place des Piloris de Frappes-Cul !

Celles-ci furent encadrées chacune par la plantation de deux peupliers. Les anneaux et autres accessoires furent adaptés sur les instructions du propriétaire des lieux, le docteur Laurent. Il possédait une villa rue Tantachaux et mourut aux alentours de la guerre de 1914-18.


En 1934, Luc Baudson acheta la prairie triangulaire entre la "corniche", le Fonds Delvaux et le chemin de Tantachaux. A l'époque la valeur du terrain était de 10 francs le mètre carré.


La maison qui appartenait à Monsieur Albert Baudson



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